Malaise et désordre dans l’enseignement secondaire,
Le ministre Davo montre ses limite
s

Montants de contribution scolaire exorbitants, cafouillage dans le choix des manuels scolaires, zèles d’enseignants cupides, affectations fantaisistes et politiques….le secteur de l’éducation n’a pas l’air de mieux se porter et ce malgré l’énorme perfusion financière qu’il a reçue. Le ministre Davo, visiblement préoccupé par la politique laisse la situation pourrir.

 

Gloria est une jeune fille de 16 ans .Après ses quatre années passées au premier cycle de l’enseignement sécondaire, elle doit commencer cette année la classe de seconde. Son établissement le Collège d’Enseignement Général d’Anavié à Porto-Novo, n’ayant pas le second cycle, elle a été classée au CEG Koutongbé, à quelques encablures de son ancien collège. Le 1er Octobre, jour officiel de la rentrée scolaire, elle se rend dans son nouveau collège avec fierté et espoir. Mais sur les lieux, elle a été désagréablement surprise. Les autorités de l’établissement l’ont informé que pour connaître sa classe et pour effectuer sa rentrée, elle doit payer 18000F CFA avec deux paquets de ciment .Surprise, puisqu’elle avait été informée par voie de presse que sa contribution ne peut dépasser 9000F CFA.Déçue, elle rentre à la maison pour informer ses parents de la situation. Son père, chauffeur, déclare son incapacité à payer cet argent. Que même s’il doit payer, sa fille doit prendre son mal en patience pendant plusieurs jours car il venait de verser 22000FCFA pour la contribution de sa petite sœur admise cette année en sixième au CEG Anavié qu’elle a quitté. Jusqu’à ce jour, elle continue ses vacances, attendant que son père trouve l’argent pour payer sa contribution et donner les deux paquets de ciment exigés. Comme elle, beaucoup d’autres élèves sont dans la même situation et n’ont pas encore effectué leur rentrée parce que leurs parents n’ont pas les moyens pour payer leurs contributions. Pourtant, le gouvernement qui œuvre progressivement pour rendre gratuite l’enseignement a bien pris une décision qui fixe les montants des contributions scolaires dans l’enseignement secondaire. Dans l’Ouémé par exemple, ce montant est de 9000F CFA officiellement. Les responsables de ces établissements approchés affirment que les subventions envoyées par le gouvernement sont souvent insuffisantes pour faire face à la pléthore d’élèves qu’ils reçoivent chaque année. Il leur faut construire plus de classes et recruter des professeurs sur fond propre car l’Etat lui-même n’envoie pas suffisamment d’enseignants. « Si nous devons nous fier au tarif officiel fixé par le gouvernement, nous ne pourrons même pas avoir la moitié des enseignants nécessaires pour dispenser toutes les matières dans toutes les unités », fulmine le censeur d’un collège de Porto-Novo. « Cette année, nous avons reçu plus de 1500 nouveaux élèves et sommes contraints de construire de nouvelles classes », nous confie-t-il. Face à cette situation, le gouvernement reste impuissant et laisse  les directeurs des établissements faire leurs volontés. Il semble même que cette situation s’est exacerbée par les dernières reformes du gouvernement. Les acteurs n’hésitent pas à pointer d’un doigt accusateur les opérations de reversement des enseignants à statut précaire. Ceci a aiguisé l’appétit des enseignants. En opérant ce reversement, le gouvernement a pris la décision de réduire la masse des enseignants contractuels locaux alors qu’il y a chaque année plus d’élèves et le besoin d’enseignants croît au jour le jour.

Des enseignants trop exigeants

Hormis les contributions exorbitantes qui asphyxient les parents d’élèves, il y a les caprices d’enseignants cupides. Pour gagner plus d’argent, certains enseignants n’hésitent pas à utiliser des subterfuges pour arrondir les fins de mois. En dehors des livres et autres manuels officiellement exigés, certains parmi eux fabriquent eux-mêmes des documents qu’ils vendent aux élèves .Ce qui est déplorable c’est qu’ils rendent consécutif l’accès à leur cours à l’achat de leurs documents. Des élèves sont fréquemment chassés des cours pour des livres qui coûtent souvent entre 1000 et 3000F et parfois plus.

Il y a aussi les cours de renforcement obligatoire et des photocopies tout azimut qui dépouille énormément la trésorerie des parents d’élèves. La semaine dernière, Tatiana, une fille de la sixième au CEG Gbokou, a dû manquer tous ses cours d’Anglais parce que ses parents n’ont pas encore trouvé les
2500F exigés par son professeur pour acheter le document de cours. Les parents qui n’ont pas assez de moyens voient leurs enfants fréquemment renvoyés par des enseignants de plus en plus cupides. Malheureusement, cette situation ne semble pas mouvoir les autorités du ministère de l’enseignement secondaire qui, absorbé par la politique, laisse le désordre ronger le secteur.

   
DAMIEN HOUESSOU






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YAYI BONI à l'ONU, déjeune avec le Président OBAMA et d'autres chefs d'états africain.
Kadafi a s'est vu refusé l'implantation de sa tente de bédouin mais aussi l'accès à des hotels à New York. Je ne sais pas s'il ne va pas assister seul au Discours du Président Iranien en cas d'invectives contre Israel!
YAYI avait l'ancé l'état d'urgence pendant la saison des pluies au Bénin et on lui a rit au nez. Deux mois après qu'est ce qui s'est passé? Désormais faites attention au prédiction du Président, ce n'est pas pour rien qu'il se ballade dans tous les temples...
Beaucoup des chefs d'états Africain qui ont déjeuné avec OBAMA, j'en suis convaincu reviendront nous mettre plein la vue avec des Photo avec le "petit" Kenyan qui dirige le pays des Blancs. Mais ne vous en faites pas il y a un topo pour faire photo avec OBAMA. Passez nous voir au Perroquet
 

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